4/5

2 avis

Station eleven / Emily St. John Mandel

Livre

St. John Mandel, Emily (1979-....). Auteur

Edité par Rivages. Paris - 2016

La civilisation s'est effondrée suite à une pandémie. Une troupe itinérante propose du Shakespeare aux survivants, symbolisant l'espoir et l'humanité. L'existence de plusieurs personnages est liée à celle d'un acteur connu décédé sur scène la veille du cataclysme en jouant Le Roi Lear. Un illustré, Station Eleven, étrangement prémonitoire, se révèle un fil conducteur entre eux.

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Avis des lecteurs

  • Fin de civilisation 5/5

    Le roman s’ouvre sur une scène de théâtre, on est à Toronto, lors d’une représentation du Roi Lear. Ce soir-là, le comédien Arthur Leander qui interprète le rôle-titre, s’écroule et meurt sur scène. Arthur est en fait l’une des premières victimes d’une terrible pandémie de grippe qui va décimer 99% de l’humanité en quelques jours. 20 après cet évènement, la civilisation technologique telle nous la connaissons, est en ruine. Plus d’électricité, plus d’essence, plus d’eau courante, plus de médicaments, plus de moyens de communication… Les hommes vivent regroupés dans de petites colonies, ou bien circulent sur les routes. C’est le cas d’une troupe de comédiens et de musiciens qui se font appeler « la symphonie itinérante », et qui parcourent les routes en jouant du Shakespeare et du Beethoven pour perpétuer l’art et la culture dans un monde devenu dangereux. Un monde également menacé par la religion, incarnée par celui qui se nomme « le prophète », un gourou qui profite de la situation pour contrôler les esprits et prôner un nouveau dogme religieux. Les chapitres alternent entre avant et après la catastrophe. Le fil conducteur c’est le personnage d’Arthur Leander, dont on découvre le passé, l’ascension, et tous les personnages passionnants qui gravitent autour de lui. Il y a aussi une bande dessinée de science-fiction intitulée « Station Eleven » qui circule de main en main…. Un magnifique roman, très bien construit, qu’on ne lâche plus avant de l’avoir terminé. Un beau roman sur le souvenir, la survie, la solidarité et surtout sur la nécessité de l’art dans un monde menaçant.

    par Claudine Le 01 avril 2017 à 09:46